Owen Charters parle de leadership, d’impact et de ce qui l’a attiré à Passeport pour ma réussite Canada.

Au début de 2026, Passeport pour ma réussite Canada a accueilli Owen Charters comme nouveau président et chef de la direction.

Owen travaillait auparavant chez BGC Canada (anciennement Repaires jeunesse du Canada). Tout au long de sa carrière, il a occupé des postes de haute direction au sein de multiples organisations nationales et s’est toujours montré un fervent défenseur d’un secteur sans but lucratif solide et efficace au Canada. Au sein de Passeport, la vaste expertise d’Owen contribuera à accroître notre portée nationale et à créer des occasions intéressantes pour les jeunes de partout au pays.

Dans cette séance de questions et réponses, il nous fait part de son point de vue sur Passeport, des expériences qui ont façonné sa carrière et de ce qui l’enthousiasme dans les mois à venir.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous joindre à Passeport?

En travaillant dans le secteur des services aux jeunes et des organismes sans but lucratif, j’ai appris à connaître Passeport au fil des ans. Je dirais que j’éprouve un réel sentiment d’admiration pour ce que Passeport a bâti. Une grande partie de cela provient du modèle unique de l’organisme et de son modèle axé sur les données, les résultats et l’impact.

Dans le secteur sans but lucratif, démontrer comment notre travail change des vies est le Saint-Graal. C’est à la fois un objectif déterminant et le défi le plus difficile auquel nous sommes confrontés. On nous demande souvent de démontrer comment les investissements actuels mèneront à des résultats significatifs des années, voire des décennies, à l’avenir. D’autres secteurs ne font sans doute pas l’objet d’un tel examen à long terme, mais tout le monde devrait comprendre l’importance de la valeur durable de ce que l’on fait.

L’approche fondée sur des données probantes de Passeport nous place dans une position solide pour explorer ces questions à l’échelle nationale, et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’étais enthousiaste à l’idée d’assumer ce rôle.

Sur un plan plus personnel, ce travail est aussi profondément lié à l’histoire de ma famille. Grâce à l’éducation, elle a pu réussir en tant que famille immigrante au Canada. Mes parents et ma sœur ont décidé de faire carrière en éducation parce qu’ils croient que l’éducation est une clé qui ouvre toutes les portes.

Passeport est guidé par cette même conviction qui anime nos équipes et transparaît dans le programme, les systèmes, et le travail quotidien. Le défi qui nous attend est de trouver la meilleure façon de soutenir toutes ces composantes du programme Passeport afin de faire passer notre incidence au niveau supérieur.

Qu’est-ce qui vous a amené à faire carrière dans le secteur sans but lucratif et quels aspects de ce travail vous plaisent le plus?

Au début de ma carrière, j’ai travaillé pour des organismes de bienfaisance comme le YMCA et les Timbres de Pâques, ce qui m’a amené à m’intéresser vraiment au rôle que jouent ces organismes dans la société : de leur fonctionnement jusqu’aux raisons qui font que les ressources dont ils ont besoin sont constamment insuffisantes. Cette curiosité m’a amené à poursuivre une maîtrise en administration des affaires en gestion d’organismes sans but lucratif et à consacrer une grande partie de ma carrière à travailler dans les domaines du marketing, de la collecte de fonds et de la gouvernance.

La collecte de fonds, que je pensais autrefois être pénible, s’est avérée être un aspect que j’aime. À la base, la collecte de fonds, c’est du réseautage. Il n’est pas nécessaire de convaincre les gens de quoi que ce soit quand ils sont déjà attachés à la cause et qu’ils veulent participer. Le marketing aide à expliquer pourquoi le réseautage en vaut la peine, puis la collecte de fonds permet de mettre cette relation en pratique.

La gouvernance est un autre domaine qui me tient à cœur. Les conseils d’administration assument d’énormes responsabilités, mais passent relativement peu de temps au sein de l’organisation. Il est essentiel de les aider à comprendre suffisamment bien le travail pour qu’ils puissent prendre des décisions solides et éclairées.

Sur quoi espérez-vous vous concentrer au cours de vos six premiers mois à Passeport?

Dans l’immédiat, je me concentre sur l’écoute, l’apprentissage et l’établissement de relations solides. Pour ce faire, il faut prendre le temps de tenir des conversations constructives avec les équipes et le conseil d’administration, communiquer avec les bailleurs de fonds et les partenaires gouvernementaux et, surtout, se rendre aux emplacements du programme pour voir directement le travail de Passeport.

Notre travail n’est possible que grâce à l’engagement commun qui existe dans l’ensemble du réseau Passeport. Au cours des semaines et des mois à venir, j’ai très hâte d’apprendre à connaître nos partenaires du programme, d’approfondir ma compréhension des communautés qu’ils servent et de promouvoir leur travail afin d’obtenir les ressources nécessaires à la réussite des jeunes.

Lorsque vous n’êtes pas au travail, qu’aimez-vous faire et qu’attendez-vous avec impatience dans un avenir rapproché?

Le baseball occupe une grande place dans ma vie. Le récent parcours en Série mondiale a été très amusant, mais c’est vrai qu’il a été un peu déchirant à la fin. Je siège au conseil d’administration de Baseball Canada, et mes deux fils jouent au baseball élite, alors je consacre beaucoup de temps au baseball.

J’ai aussi très hâte à un voyage familial spécial que j’ai planifié avec mes fils cette année. Je suis à moitié japonais du côté de ma mère. Quand je dis que l’éducation a été une voie d’accès pour elle, cela découle du parcours de ses grands-parents vers le Canada et de la façon dont ses études secondaires et ses études universitaires ont façonné sa trajectoire.

Ma mère n’est jamais allée au Japon, et moi non plus, alors ce voyage est une chance pour ma famille de se rapprocher de cette part de notre patrimoine. Nous passerons une semaine à nous imprégner de la culture. Pour mes fils, j’espère que ce n’est qu’un avant-goût qui les inspirera à revenir un jour. Pour ma mère, je sais que ce sera le voyage de toute une vie.