Toronto (Ontario) – Les résultats d’une nouvelle étude canadienne mettent en lumière les idées préconçues du public au sujet de la disparité du taux de décrochage au secondaire et des conséquences sur l’économie canadienne.

L’étude a été commandée par Passeport pour ma réussite Canada, un organisme de bienfaisance national qui souhaite briser le cycle de la pauvreté grâce au pouvoir de l’éducation. Passeport a récemment mené l’étude auprès de 2 000 adultes canadiens. Les résultats démontrent que la majorité d’entre eux ignorent le nombre de jeunes qui n’obtiennent pas leur diplôme d’études secondaires. La publication de ces résultats tombe à point, à l’approche de la Journée internationale de l’éducation du 24 janvier.

Par exemple, plus de la moitié des répondants croient que moins de 30 000 élèves au Canada sont à risque de décrocher chaque année. Pourtant, le nombre réel est dix fois supérieur, s’élevant à 300 000. Ces jeunes Canadiens vivent dans la pauvreté et se heurtent souvent à des obstacles importants à l’éducation qui diminuent leurs chances d’obtenir leur diplôme d’études secondaires.

Ainsi, dans de nombreuses communautés à faible revenu partout au pays, le nombre de jeunes de 20 à 24 ans sans diplôme d’études secondaires est le double ou même le triple de la moyenne nationale. À certains endroits, le ratio peut atteindre 50 %.

« Il devrait s’agir d’un véritable signal d’alarme pour la population canadienne, affirme Sue Gillespie, présidente et chef de la direction de Passeport. C’est difficile de relever un défi social majeur lorsque la plupart des gens ignorent son existence dans leur propre région. La sensibilisation est la clé de la réussite, et cette étude démontre clairement que bon nombre de Canadiens ne sont pas bien informés. »

Mme Gillespie affirme qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème social, mais aussi économique. Près de la moitié (46 %) des personnes interrogées estiment qu’une augmentation minimale de 1 % du taux de diplomation permettrait une économie de 2,8 millions de dollars par an. Dans les faits, le montant s’élèverait plutôt à 7,7 milliards de dollars par an.

Passeport vient de terminer une campagne de sensibilisation de trois mois et poursuivra sa mission de sensibilisation et d’information en 2020.

Pour en savoir plus sur le travail de Passeport pour ma réussite Canada et sur les façons de participer, consultez le www.passeportpourmareussite.ca.

Personne-ressource :

Colleen Ryan, directrice, Marketing et communications, Passeport pour ma réussite Canada

416 646-0123, poste 503, c[email protected]

Faits en bref

  • Depuis sa fondation en 2001, Passeport pour ma réussite a aidé plus de 13 000 jeunes issus de communautés à faible revenu grâce aux 20 emplacements du programme dans huit provinces (Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse).
  • Passeport aide les élèves à s’épanouir pleinement et à obtenir leur diplôme d’études secondaires en leur offrant un soutien scolaire, financier, social et personnalisé.
  • 71 % des élèves Passeport ayant obtenu leur diplôme d’études secondaires ont entrepris une formation ou des études postsecondaires.
  • Dans les communautés à faible revenu qu’il sert, le programme Passeport pour ma réussite a produit une augmentation du taux de diplomation pouvant atteindre 85 % en moyenne.
  • La participation au programme s’est traduite par la hausse du revenu annuel des adultes de 19 %, l’augmentation de la probabilité d’emploi de 14 % et la diminution du recours à l’aide sociale de plus du tiers. (Source : Lavecchia, Oreopoulos et Brown, 2019)
  • Chaque dollar investi dans le programme génère un rendement social de l’investissement de 24 $. (Source : Boston Consulting Group)
  • L’étude a été menée en ligne auprès de 2 000 adultes canadiens du 25 au 29 novembre 2019. Un échantillon aléatoire de personnes, issu de groupes partenaires sur la plateforme d’échange Lucid, a été invité à participer à l’étude. Ces panels regroupent généralement des répondants pour lesquels l’option d’inclusion est confirmée et sont mélangés afin d’éliminer les biais potentiels de données provenant d’une source unique.
  • La marge d’erreur pour un échantillon aléatoire comparable de la même taille fondé sur la probabilité est de +/- 2,1 %, 19 fois sur 20. Les résultats ont été pondérés en fonction des données du recensement afin que l’échantillon corresponde à la population canadienne selon l’âge, le sexe, le niveau de scolarité et la région. Le total pourrait ne pas être 100, car les chiffres ont été arrondis.